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  • Pape Diouf et le football qui discrimine

    Pschiiiit… Voilà grosso modo ce que l’on peut retenir du FFF-Gate, de « l’affaire Mediapart » ou encore de « l’affaire des quotas » qui a éclaté il y a quelques semaines. L’affaire est retombée comme un soufflé et les principales personnes mises en cause n’ont pas été sanctionnées, à l’exception du DTN François Blaquart. Pourtant, certains propos tenus lors de la fameuse réunion du 8 novembre 2010 risquent de laisser des traces. Ils sont en tout cas symptomatiques, comme l’a expliqué Pape Diouf à nos confrères d’Owni, en marge des Y’a bon Awards, cérémonie parodique « récompensant » les pires propos racistes tenus impunément dans les médias français par des personnalités publiques.

    « Le débat a été escamoté »

    Pour l’ancien président de l’OM, on ne peut que regretté le fait que le « vrai débat » soulevé par Mediapart n’ait jamais eu lieu : « Le sentiment que j’ai a posteriori, c’est que le vrai débat a été escamoté. On l’a passé à la trappe puisque cela arrangeait tout le monde, à commencer par le monde du football. Le débat a été réduit en fin de compte à une double question, qui n’avait aucun sens, à savoir si Laurent Blanc d’un côté était raciste, et de l’autre, s’il fallait le maintenir à la tête de l’équipe de France. Or, ce n’était pas ça le vrai débat. A mon avis, l’information sortie par le site Mediapart n’aurait valu fondamentalement que par le débat, qu’elle posait : Est-ce que le football français est raciste ou est-ce qu’il discrimine ? »

    Une France « moins accueillante »

    Cette question, Pape Diouf y répond, lui. Et pour l’occasion, il ne manque pas de nuancer ses propos : « Je ne répondrai pas positivement en disant qu’il est raciste, mais en tous cas, il discrimine, c’est évident. » Une évidence qui incite à rappeler que Diouf reste le seul homme noir à avoir dirigé un club évoluant en première division dans toute l’Europe… Pas question pour autant de stigmatiser le football – « Je pense que c’était un concours de circonstances assez exceptionnel » – ni même la France, même s’il reconnaît que celle-ci « est devenue beaucoup moins accueillante ».

    Enfin, comme il ne faut pas voir tout en noir – sans mauvais jeu de mots –, Pape Diouf s’évertue à démontrer que tous les derniers événements qui ont ébranlé le football français, mais aussi la société française dans son ensemble finalement, ne sont pas une fatalité : « Le football a déjà démontré que Dugarry, le Français d’origine, peut être très ami avec Zidane, le Kabyle d’origine, que Desailly, le Ghanéen d’origine, peut être très ami avec Deschamps, le Français d’origine, et que, en étant amis comme ils le sont, ils font tomber des barrières. Ils démontrent qu’ils sont des êtres humains, chacun avec ses caractéristiques et sa capacité de réflexion, et qu’ensemble, ils peuvent réussir plein de choses comme en 1998. Alors pourquoi ne pas continuer ? » Et cette question, il serait bon de ne pas l’escamoter…

    Retrouvez l’intégralité de l’interview de Pape Diouf sur le site d’Owni

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