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  • Qu’est devenu Régis Brouard, finaliste de la Coupe de France avec Quevilly en 2011 ?

    Carrière de Régis BrouardLe nom de Régis Brouard, comme celui de Réginald Bèque, fait partie de l’histoire de la coupe de France. Demi-finaliste en 2010 puis finaliste en 2012 avec l’équipe de Quevilly, il va gagner l’affection du public pour sa hargne, son franc-parler et sa capacité à transcender son équipe. Il est devenu le 4ème entraîneur à amener un club amateur jusqu’à la finale au stade de France. Du côté de la Normandie, les supporters ont vite été placer leur bonus de bienvenue Unibet sur une victoire de leurs protégés avant que l’aventure ne tourne court.

    Après son aventure en Haute-Normandie puis un transfert tonitruant à Clermont, Brouard va peu à peu disparaître de la circulation, à cause de son image de coach ingérable et sanguin. Pourtant, il officie toujours, loin des paillettes, à un échelon qui lui convient bien, celui de l’antichambre du football professionnel. Retour sur la carrière d’un meneur de troupes au caractère bien trempé.

     10 ans de carrière professionnelle pour Régis Brouard

    Milieu de terrain de formation, Brouard commence sa carrière de joueur pro à Montpellier en 1990. Auparavant, il avait joué à Rodez en amateur. Il y restera deux ans au cours desquels il jouera deux rencontres de Coupe des Vainqueurs de Coupes face au géant Manchester United. Il passe ensuite deux ans à Bourges et à Niort avant de jouer un an au Red Star. L’année du titre mondial de l’équipe de France, il évolue au Stade Malherbe de Caen.

    En 1999, il signe à Nîmes pour trois saisons et termine sa carrière par un contrat de deux ans à Cannes. Au total, il aura joué 350 matchs et marqué 56 buts. Partout où il est passé, il a laissé une bonne image. Pour preuve, il entraînera par la suite à Rodez, à Nîmes, à Niort et au Red Star. Quatre club où il a officié en tant que joueur

    Brouard avec le maillot du Montpellier Herault

    Des débuts prometteurs en tant qu’entraîneur 

    En 2003, il prend en main l’équipe de Rodez. La même année, il fait monter le club de CFA2 en CFA. LA saison suivante, il est tout proche d’amener le club en National, mais Rodez se fait doubler sur la fin par Toulon. En 2005, il signe à Nîmes, qui évolue alors en National. Il y restera deux saisons pleines, mais se fera limoger lors de la troisième années pour déficit de résultats.

    Brouard a déjà un style bien à lui. Il est à la fois proche de ses joueurs et extrêmement sanguin, capable de s’emporter pour défendre ses joueurs face à une injustice arbitrale comme d’afficher une mine fermée déconcertante et un visage froid lorsque quelque chose ne lui plaît pas. Il vit son métier avec une passion extrême. De plus c’est un grand lecteur. Politique, management, philosophie, tout y passe. Tout ce qu’il lit, il essaye de l’appliquer au football. Avec plus ou moins de réussite.

    Coupe de France avec Quevilly : le sommet de sa carrière

    C’est en Seine-Maritime que sa carrière va exploser. Il prend l’équipe de Quevilly en main en 2008, alors qu’elle joue en CFA2. La première année, le club normand termine 3ème de son groupe. L’année suivante, l’équipe se hisse en demi-finale de la Coupe de France après avoir fait tomber Angers, Rennes et Boulogne. Quevilly tombe les armes à la main au stade d’Ornano de Caen face au PSG d’Antoine Kombouaré (et de Sammy Traoré !). Les Parisiens remporteront la compétition cette année-là face à Monaco.

    En 2011, il fait monter Quevilly en CFA et, pour sa dernière année en Normandie, Brouard maintient le club en National et accède à la finale de la Coupe de France après avoir écarté Angers, Orléans, Marseille et Rennes. Tout le pays se prend d’affection pour le petit poucet. Brouard écume les médias et se retrouve même chez Laurent Ruquier. Devant plus de 75.000 spectateurs, Quevilly s’incline 1-0 contre Lyon, sur un but de Lisandro Lopez.

    Brouard avec Quevilly en Coupe de FRance

    Transfert à Clermont et descente aux enfers

    Après son épopée, Régis Brouard devient à la mode. Très sollicité, il signe alors à Clermont pour deux saisons. Mais la magie retombe et ces deux années en Auvergne ne resteront pas dans les annales du football. Il se heurte à des joueurs qui n’ont pas l’esprit de club, carriéristes, qui jouent ici comme ils pourraient jouer ailleurs. Brouard découvre qu’en Ligue 2, son discours n’a pas le même impact qu’aux échelons inférieur. Il partira ensuite à Niort, mais ce sera la même chose où il fera une première année moyenne. Lors de la deuxième saison, il sera démis de ses fonctions au mois de février après une série de 8 matchs sans victoire.

    S’ensuit alors une période de vaches maigres  et notamment le chômage pendant un an. Il décide alors d’accepter un challenge à l’étranger, à Tubize en Belgique. Régis Brouard n’y restera qu’une saison, mais il arrivera à maintenir l’équipe en Proximus League (2ème division). Il atteindra surtout les huitièmes de finale de la Coupe de Belgique. Après avoir éliminé Westerlo en quarts (1ère division), les Sang et Or s’inclineront face à Ostende aux penaltys.

    Brouard en Belgique avec Tubize
    Le retour de Brouard en France par la petite porte

    Après son aventure en Belgique, Régis Brouard retrouve un banc en France. Lors de la saison 2017-2018, il présidera aux destinées du Red Star, reversé en National. Il tentera de mettre en pratique son jeu au sol porté vers l’avant. Il faut espérer que les joueurs soient cette fois-ci réceptifs à son discours.

    Brouard a souvent été victime de l’image d’un homme, impulsif et qui n’écoute que son conseil. Cela lui a coûté une carrière pro en première division, mais aussi une carrière d’entraîneur à un échelon plus élevé. Mais qu’importe, Brouard reste un entraîneur à part, haï par certains, mais adulé par d’autres. Il n’y a qu’à écouter David Kiki, qui a joué sous ses ordres à Niort : « C’est quelqu’un d’un peu spécial, tu as envie de te battre pour lui. Il n’a rien à voir avec un entraîneur classique ».

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